Mardi 28 mars 2006
Erya voulut sortir de ce rêve qu’elle appréciait de moins en moins, non elle le détestait ; Oh qu’elle en avait peur ; elle craignait ce qu’elle allait découvrir car elle savait que ce n’était pas un rêve comme les autres. Des rêves comme ça on n’en fait qu’une fois dans sa vie. Et si elle était morte ? C’est vrai ça si elle avait succombé à une crise cardiaque foudroyante ? Non, une crise cardiaque ça devait se sentir, enfin le croyait elle. Là elle se sentait oppressé, pas comme si un danger la guettait ni comme si elle allait au devant d’un danger, encore que le seul danger qu’elle connaisse soit le prof qui passe entre les rangées lors d’interros. Non là, la sensation était beaucoup plus angoissante comme si une partie d’elle-même savait ce qu’elle allait découvrir, mais l’autre partie, la plus importante, celle qui raisonnait était à la fois attiré par ce danger mais était aussi atteinte par une angoisse inextricable et inexplicable. Et toutes ses sensations nouvelles pour elle faisaient en sorte que le sentiment qui la dominait était la paralysie générale ; elle n’arrivait pas à se rappeler ce qu’elle risquait de découvrir mais elle savait que le découvrir signifiait la fin pour elle. La fin de sa vie telle qu’elle la connaissait. Soudain elle se heurta à une marche, sortant de sa songerie intérieure, elle leva les yeux et vit qu’elle se trouvait devant le numéro 357 de la rue… mais de quelle rue au fait ? Elle avait tellement marché qu’elle était complètement perdue. Elle avait quitté les quartiers bourgeois du sud de la ville pour se diriger vers, vers où ? Elle l’ignorait mais ce qu’elle savait c’est que la maison qu’elle avait devant elle était bien plus vielle que son style ne le laissait supposer et pourtant c’était la bâtisse qui de la rue était en meilleur état. Bien sur le toit était percé de partout et les carreaux sales et cassé mais cette maison était accueillante et elle était…, elle était… comment dire ? Neuve, non pas neuve, nette, propre. D’ailleurs c’était bien ça, toutes les maisons de la rue étaient taguées sauf celle ci. Celle-ci inspirait le respect. Elle était décalée, oui décalée… Erya stoppa sur le parvis hésitant à soulever le heurtoir, quand mue par une force magique la porte s’ouvrit. Erya sentit son sang se figer et elle se raidit. Si elle s’attendait à voir un long couloir sombre et interminable dans le style gothique et bien c’était raté. La pièce qui s’ouvrait à elle, était bien un couloir interminable mais clair et débouchant sur une pièce éclairée par une large baie vitrée. Une ombre mouvante dans la pièce lui indiqua une présence.
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